Déjà presque un an de silence... une année cataclysmique!


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Pépite Coeur à Coeur

Mon dernier message date de septembre 2025... je ne m'attendais pas à ce qui allait se passer!

Le moins que je puisse dire, c’est que la première moitié de 2026 n’aura pas été douce avec moi, avec nous… et qu’il faut sérieusement s’accrocher !

La voiture prend feu lors de notre retour de vacances le 25/4. J'explique ici les détails de cet épisode... https://www.facebook.com/cecile.ruelle.5/posts/pfbid02bed4Qe117geg7u4vQMRW1Kbdmbn5sehBPS8WxmAEmhf26qUarTEiiV78tjtvXXPFl?__cft__[0]=AZZNUdGFP8Ws0BCI5pUbupk1vlhxNsKK9Lm6nGjYe0aOllvqlHxITURBC2sIht1uK6jW9tgNKayFF07JdjeJm7nZ1XNgWnCRiTjH7Xn_IwL3zAx6nRvmLSIkB-1NvTEJniDZLKTKaQ3xn10FvzsnX7VtIwnLupsAvgv902I5SLyCtg&__tn__=%2CO%2CP-R​

Shaddaï meurt le 9 juin, 13 mois après son AVC, 13 mois pendant lesquels tout mon univers a tourné autour d’elle pour lui assurer une belle vie jusqu’au bout. Voici le texte que j'ai écrit quelques jours après son décès.https://www.facebook.com/cecile.ruelle.5/posts/pfbid0xR6qPrERhFrbX1nLPeZqGkB7KZvLDZDLWq7rLeXsRK2TQ6463mR2765sNjGa17tRl?__cft__[0]=AZZI_AAe4EMzBP4abDWYwbs-IQfV3_eKF8Uzg0H2Qymt_Bb2hAGYG54OnLRcF7bk83G90f-eb-e4o9U8gzAknjvwW9LupM8KCVIJioLfEuUZNXTPNvPbuNxqW6wWWBzylq1mSSpOo_QvJcMszPrwTra1yGuQRklDDN9X2TjiqwWJyA&__tn__=%2CO%2CP-R​

Tout cela sur un fond de burn-out depuis 3 ans, récemment requalifié d’autistique.

Exactement 15 jours après la mort de Shaddaï, un tsunami supplémentaire s’annonce avec un diagnostic de cancer du sein. Et c’est tout un chemin inattendu qui s’invite dans notre vie, déjà fort chamboulée… On n’avait rien vu venir… pas de grosseurs ni de douleurs, pas d’historique familial, un mode de vie sein (alimentation, exercice, je ne bois pas, ne fume pas). Juste la mammo de routine, le jour du 11ème anniversaire de Zou.

Je pourrais garder tout ça pour moi et mes proches. Mais c’est devenu ma/notre réalité, et ça bouscule absolument tout. Ecrire me fait toujours du bien. Partager, c’est aussi reconnaître et accepter une réalité qu’on n’avait pas prévue, mais qui prend énormément de place dans notre quotidien ! C’est un peu lui dire « ok, cancer, tu es là ; même si tu n’es pas bienvenu, on passera au travers de ce que tu nous imposes, parce qu’on est plus forts que toi. » Je peux déjà affirmer que les dernières semaines m’ont complètement changée intérieurement, et que c’est loin d’être terminé.

Il m’aura fallu plusieurs semaines pour en arriver là. Il y a eu (et il y aura certainement encore) de la colère, du désespoir, de la tristesse, un sentiment d’injustice, du défaitisme, de l’épuisement, de la révolte, de la culpabilité, de la honte, énormément d’angoisses, de peurs, d’incertitudes, de questionnements. Les inévitables « mais pourquoi ? qu’ai-je fait pour mériter ça ? » (mon début de vie a été gratiné côté santé – je pensais que j’avais eu mon « quota ») …

Information importante, le chirurgien nous a répété lors des rendez-vous que « je ne mourrais pas de ça », parce que la détection a été précoce, grâce au dépistage. Ceci dit, le fait que mes jours ne soient pas en danger n’enlève rien au bouleversement profond qui nous touche, Manu, moi, nos loulous, nos proches.

Très honnêtement, je ne m’étais jamais sentie « concernée » par cette maladie, même si elle est en fait partout autour de nous.

Jamais je n’ai prononcé des mots aussi violents que « j’ai un cancer ». Jamais. Il y a quelques choses dans cette phrase qui fait littéralement de moi quelqu’un d’autre, et que mon cerveau a mis beaucoup de temps à pouvoir intégrer (si seulement c’est le cas aujourd’hui… pas sûre). Ce sont des mots durs, choquants, effrayants, porteurs de mort et de souffrance. Peu importe que le cancer du sein soit un de ceux que l’on soigne le mieux.

Et ce sont des mots que j’ai dû pourtant répéter, encore et encore, d’abord à moi-même pour essayer d’intégrer. Je les ai hurlés, ces mots, le soir du diagnostic.

Ensuite, c’est aux proches qu’il faut dire ces mêmes mots… en sachant qu’ils vont atterrir dans leurs cœurs comme des bombes.

Avoir un cancer, c’est porter en soi, littéralement « en mon sein » dans mon cas, quelque chose de destructeur, de mortel, le potentiel d’une fin de vie qui se rapproche, et qu’on n’envisage absolument pas quand on va avoir 48 ans ! Même si, comme l’a répété le chirurgien « je ne mourrai pas de ça », les réflexions s’invitent sans frapper à la porte…

L’authenticité a toujours été une valeur centrale pour moi, aujourd’hui plus que jamais. Naturellement, le cancer réorganise les priorités. L’Essentiel se remet au centre, comme une boussole. Les couches protectrices, les masques (et j’en ai un paquet…) fondent comme neige au soleil, laissant apparaître, côte à côte, une vulnérabilité crue (comme un homard sans carapace), et une force immense, qui semble libérée des profondeurs où elle était enfouie. Au point parfois, c’est un peu paradoxal, de réveiller une joie immense, une gratitude sincère, pour cette vie qu’il est si facile de prendre pour acquise et dans laquelle je me laisse (laissais ?) si facilement happer par les inquiétudes d’un quotidien somme toute, plutôt « classique ».

C’est sûr, mon regard change…

Avec cette authenticité, il y a aussi un certain nombre de filtres qui disparaissent (si tant est que j’en avais avant…). Ce qui est vrai aussi, c’est que ce cancer me fait rentrer dans un monde presque parallèle, où les rendez-vous médicaux, les inquiétudes, les questions de garder ses cheveux ou ses seins, finissent aussi par s’immiscer un peu partout. Autant dire que d’autres choses qui avant m’auraient agacée, ne m’arrivent même plus à la conscience.

Alors oui, franchement, la question de fond qui se pose est une question de vie ou de mort. De joie ou de souffrance, de guérison ou de blessure. Une question de choix que j’ai la chance d’avoir, ce qui n’est pas le cas de tous/toutes… Parce que choisir de vivre, c’est très différent d’exister.

Et je crois que c’est la question fondamentale que sont venus me poser l’incendie de la voiture, et maintenant cette maladie…

Par rapport à mon chemin personnel, peut-être cela parait-il surprenant, mais ce cancer a beaucoup de sens. Je le vois comme une phase de ma vie à traverser pour clôturer un cycle qui a démarré à ma naissance, également par des hospitalisations et interventions chirurgicales, qui m’ont marquée à vie et autour desquelles je me suis entièrement construite. Alors je vois, dans cette partie de chemin, l’occasion de boucler cette boucle, de me libérer d’une vieille vieille blessure, pour enfin pouvoir littéralement re-naître.

C’est ce qui m’a donné envie de changer de tête 😊. En laissant mes cheveux chez la coiffeuse, je me suis symboliquement détachée de plein de choses.

J’ai la chance immense d’être magnifiquement soutenue, et entourée d’énormément d’amour. Notre couple est plus soudé que jamais, il continue à grandir au travers de tout cela… au gré des montagnes russes et des surprises qui se présentent. Mon homme est tout simplement extraordinaire et mon cœur est tellement plein de gratitude, pour sa présence dans ma vie, que cette fois, je ne trouve pas de mots...

Côté pratique, j’ai été opérée une première fois le 13 juillet, et j'y repasse ce mercredi 5/8 parce que les analyses ont révélé un 2ème « foyer cancéreux » . Espérons que ça s’arrête là.
Même si je devais perdre un des symboles de ma féminité, nous (Manu et moi) passerions malgré tout au travers de cette épreuve supplémentaire, et en sortirions victorieux. Même si je ne me fais pas d’illusion sur la difficulté, à bien des niveaux, de cet éventuel passage obligé…

J’avoue que je me pose beaucoup de questions sur « ce que c’est que d’être une femme », « ce qu’est la féminité », « l’importance de l’apparence physique », « ma relation à ma propre féminité, intérieure et extérieure », etc.

Une étape à la fois, c'est aussi ce que ce chemin nous apprend, même si nous passons d'une attente à l'autre... accepter tout ça, sans trop résister si possible.

Et nos loulous là-dedans? Ils font comme nous, de leur mieux pour s'adapter! Leur présence m'est essentielle, réconfortante. Ils continuent à donner une structure à des journées souvent bousculées. Zou est maintenant notre doyenne, elle est en excellente forme du haut de ses 11.5 ans. Bliss a 8 ans et reste pareille à elle-même. Keziah aussi est en forme. Et nos deux loustics, Youri et Sukha, auront déjà 18 mois à la fin de ce mois. Le temps passe! Ils ont traversé avec nous, l'épisode de l'incendie (sans séquelle malgré leur peur), la fin de vie et la mort de Shaddaï, et tout ce que mon cancer engendre dans notre quotidien depuis 2 mois. De vrais amours, de vrais champions!

En tout état de cause, même si on le sait tous, nos vies peuvent basculer en un instant… alors surtout n’hésitez pas, profitez !

Merci de m'avoir lue, même si ce contenu diffère singulièrement de tout ce que j'ai écrit jusqu'ici. C'est sûr, toutes mes priorités sont bousculées... Ce partage continuera sans doute au gré de mes envies…

Prenez soin de vous !

Cécile

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Passionnée par les relations extraordinaires que nous pouvons construire avec nos compagnons canins, j'accompagne les "parents" de chiens et de chiots, par du coaching en ligne, dans un voyage de découverte de soi, de l'autre, et du lien. Pour me lire et me suivre, inscrivez-vous ci-dessous!

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L'authenticité est au coeur de nos relations avec nos chiens, et des mots que j'écris.

Pépite Coeur à Coeur Mes textes reflètent mes valeurs, avec la plus grande authenticité possible... c'est une valeur clé pour moi, que nous pouvons aussi cultiver dans nos relations avec nos chiens! J’ai publié et partagé mon dernier texte il y a plus d’un mois… 😉. Depuis, j’en ai écrit trois autres, que je n’ai pas finalisés. Je n’étais pas « dedans », il leur manquait une « étincelle » qui me devient de plus en plus essentielle ; celle qui donne vie à mes mots en même temps qu’elle me donne...